bricojeff a écrit:papou a écrit:bzh56 a écrit:Non la soudure au TIG n'est pas compliquée
vite, pendant qu'il n'y a personne, et surtout dis pas que c'est moi qui a posé la question: c'est quoi une soudure TIG?
Je dirai même plus c'est quoi la différence entre un mig et un tig

Je passerai sur le détail les abréviations (Métal Inert Gas et Tungsten Inert Gaz), dont la traduction pourrait laisser pensez que c'est "presque pareil" mais pas du tout.
Le MIG (pas Soviétique) est composé d'un fil de métal d'apport avançant dans une gaine et passant par une buse diffusant un gaz inerte, en général l'argon pour les aciers inox et l'aluminium, mais aussi parfois un mélange argon/azote, moins onéreux, mais uniquement pour les aciers "ordinaires".
L'opérateur tient donc une "torche" avec un bouton de commande, et parfois un potentiomètre (toujours présent au moins sur l'unité centrale, comme diraient les informaticiens) de réglage de la vitesse d'avance du fil .
Le TIG est en fait très différent, même si une torche avec une buse diffusant le gaz inerte est utilisée, il n'y a pas de métal d'apport passant dans cette buse, juste une électrode de tungstène (traitée à toutes sortes de produits radioactifs pour la rendre la plus invulnérable possible, ce qui est une lourde tâche!), cette électrode produit l'arc avec la pièce à souder, et le métal d'apport sous forme de baguette (d'1 mètre souvent) est amené avec l'autre main dans le bain de fusion.
A noter que le métal d'apport n'est pas forcément nécessaire, la fonte très minutieuse et précise des bords de deux pièces peut assurer la soudure, très solide et discrète dans tous les cas une fois la prise en mains faite.
Cette description est volontairement succincte, ceux qui veulent du détail très poussé ont par définition un ordinateur (pour B4E !) donc, une petite et rapide recherche leur en dira long et plus poussé que moi, qui ne suis en plus absolument pas vacciné contre les erreurs !
Je recommande quand même LA référence en la matière, même s'il peut paraître un peu "chargé", tant il y a de choses :
http://www.soudeur.com/Une buse "TIG". Il n'y a pas d'avance d'un fil de métal d'apport, mais une électrode "ne craignant pas le chaud", dans la pratique, un peu quand même !

Une buse "MIG". Là, le fil avance dans la buse (il passe dans la gaine de liaison entre la torche à main et le "bloc" de soudage)

J'espère avoir aidé.
Marc
PS : dans les deux cas, le gaz inerte protège le métal en fusion avant son refroidissement, il remplace l'enrobage sur les électrodes justement dites "enrobées", comme moi

Le type de gaz inerte dépend du travail à effectuer, des matériaux à lier, bref, c'est un métier, mais pour nous amateurs, l'argon résoud à peu près tous les problèmes, sauf celui du porte-monnaie car il est cher, très cher (c'est un gaz dit "rare", ce qui est faut, il est juste difficile à apprivoiser !)